Hello Frontalier

Besoin d'un accompagnement personnalisé ?

Obtenir un accompagnement gratuit
Chômage
6 min de lecture

Licenciement abusif des frontaliers en Suisse, que faire ?

📋 En résumé

Point cléRéponse rapide
Moins de 1 an1 mois
De 1 à 9 ans2 mois
Dès 10 ans3 mois

⚠️ ces raisons


Introduction : Qu’est-ce qu’un licenciement abusif en Suisse ?

En Suisse, un employeur peut mettre fin à un contrat de travail frontalier sans devoir justifier sa décision, tant qu’il respecte les délais de préavis. Mais cela ne signifie pas qu’il peut tout faire. Il existe des cas où un licenciement est considéré comme abusif, et cela concerne aussi les titulaires d’un permis G.

Un licenciement abusif est un licenciement qui intervient pour des motifs jugés inacceptables par le Code des obligations suisse, comme la discrimination, la vengeance ou l’exercice légitime d’un droit.

Dans cet article, nous vous expliquons les protections offertes, les recours possibles, et surtout comment bien vérifier vos droits après un licenciement, y compris la gestion de votre chômage frontalier, vos avoirs LPP et la résiliation de votre assurance maladie.

👉 Prendre un RDV avec un expert HelloFrontalier pour gérer vos démarches après licenciement


1. Quelle protection offre la Suisse pour les frontaliers licenciés de manière abusive ?

Le Code des obligations suisse protège tous les travailleurs, suisses ou frontaliers, contre les licenciements injustifiés.

Voici quelques exemples de motifs considérés comme abusifs :

  • L’exercice d’un droit constitutionnel (ex. : syndicalisation, maternité, religion…)
  • Le refus d’exécuter un acte illégal
  • Une plainte contre l’employeur
  • Une absence temporaire pour cause de maladie ou d’accident (protégée pendant un certain délai)
  • Une discrimination fondée sur le sexe, l’âge, l’origine ou l’état civil
  • Des représailles après une dénonciation

⚠️ L’employeur peut licencier sans motif, mais pas pour ces raisons.

Un frontalier victime d’un licenciement abusif peut saisir les Prud’hommes suisses dans les 180 jours suivant la fin du contrat. Il pourra obtenir une indemnité équivalente à 6 mois de salaire au maximum, à la discrétion du juge.


2. Comment savoir si mon licenciement est abusif ?

Pour évaluer si votre licenciement est abusif, posez-vous les bonnes questions :

  • Avez-vous été renvoyé juste après avoir dénoncé un problème ?
  • L’employeur vous a-t-il fait comprendre que vous étiez « trop âgé », « enceinte », ou « malade » ?
  • Avez-vous demandé un congé parental, un arrêt maladie ou un aménagement du poste juste avant la rupture ?
  • Avez-vous exercé une fonction syndicale ou défendu vos droits récemment ?

Si vous répondez oui à l’une de ces questions, il est probable que votre licenciement puisse être contesté.

🎯 Attention : en Suisse, ce n’est pas la réintégration qui est recherchée, mais une indemnisation financière.


Accompagnement gratuit

Besoin d'un accompagnement personnalisé ?

Un expert frontalier analyse votre situation et vous guide dans vos démarches.

Obtenir un accompagnement gratuit

3. Quelles indemnités peut-on demander après un licenciement abusif ?

L’indemnité maximale prévue par le droit suisse est de 6 mois de salaire. Le juge peut accorder :

  • 1 à 2 mois de salaire pour un licenciement injustifié sans gravité
  • 3 à 6 mois de salaire en cas d’abus manifeste (discrimination, vengeance...)

💡 À noter : ces indemnités s’ajoutent aux éventuelles indemnités conventionnelles si vous étiez couvert par une convention collective.

Mais elles ne sont pas automatiques : il faut faire une action judiciaire en Suisse dans les délais.


4. Quel préavis s’applique en cas de licenciement abusif ?

Même en cas de licenciement abusif, le préavis ordinaire s’applique. L’abus concerne le motif, pas la procédure.

Voici les délais légaux selon l’ancienneté :

Délais de préavis en Suisse :

Ancienneté chez l’employeurDélai de préavis
Moins de 1 an1 mois
De 1 à 9 ans2 mois
Dès 10 ans3 mois

Le préavis est indépendant de la nature du licenciement. En revanche, pendant l’arrêt maladie ou la grossesse, le licenciement est temporairement bloqué.


5. Comment vérifier si mes cotisations LPP sont justes ?

Lorsque vous êtes licencié, il est essentiel de vérifier vos cotisations LPP (2ᵉ pilier). Trop de frontaliers découvrent trop tard que l’employeur n’a pas cotisé comme il fallait.

Voici les bonnes pratiques :

  1. Demandez l’attestation de sortie LPP à votre employeur
  2. Vérifiez la cohérence entre votre salaire brut annuel et le montant cotisé
  3. Ouvrez un compte de libre passage pour éviter que vos avoirs ne soient transférés à l’institution supplétive
  4. En cas de doute, demandez un bilan gratuit de vos droits

👉 Faire une recherche gratuite de mes avoirs LPP


Et l’assurance maladie et le 3e pilier ?

Un licenciement abusif interrompt votre activité professionnelle, donc vous perdez votre statut de frontalier actif.
Cela implique 2 choses importantes à faire très rapidement pour réduire vos charges mensuelles :

🔹 Résilier votre contrat LAMal

🔹 Suspendre les versements au 3ᵉ pilier

👉 Prendre RDV gratuitement avec un expert

La LAMal est réservée aux titulaires d'un permis G valide. En cas de fin d'activité, vous devez vous désinscrire car vous serez de nouveau pris en charge par le système d'assurance maladie français.
Le 3ᵉ pilier est une épargne liée au système suisse. En l'absence d'emploi en Suisse, vous ne devez plus verser dessus et donc suspendre toutes vos cotisations.

Nos experts HelloFrontalier vous accompagnent dans ces démarches pour éviter les erreurs qui peuvent vous coûter cher.
👉 Prendre RDV gratuitement avec un expert


Conclusion

Un licenciement abusif n’est jamais anodin. Il peut entraîner :

  • une perte de revenus brutale,
  • un isolement face aux procédures,
  • des erreurs administratives qui coûtent cher (LAMal, LPP, PDU1...).

Chez HelloFrontalier, nous ne faisons pas de conseil juridique, mais nous vous aidons à ne rien oublier dans vos démarches : chômage, libre passage, assurance, documents…

👉 Prendre RDV gratuitement avec un expert


FAQ

1Peut-on contester un licenciement sans motif en Suisse ?

Oui, même si l’employeur n’a pas à motiver le licenciement, certains motifs sont considérés comme abusifs. Il faut agir dans les 180 jours suivant la rupture.

2Puis-je toucher le chômage après un licenciement abusif ?

Oui. En tant que frontalier, vous avez droit à l’ARE en France via France Travail, dès lors que vous avez votre PDU1.

👉 En savoir plus sur l’accompagnement chômage frontalier

3Que faire si mon employeur n’a pas payé mes cotisations LPP ?

Vous pouvez demander un relevé de situation LPP ou faire appel à HelloFrontalier pour vérifier la régularité de vos cotisations.

👉 Faire une recherche LPP

Mis à jour le 24 février 2026
Charly Claude Perrin

À propos de l'auteur

Charly Claude Perrin

Rédacteur spécialisé en emploi frontalier franco-suisse. Frontalier lui-même pendant plusieurs années dans la région de Genève, il décrypte les démarches, les droits et les salaires pour les travailleurs frontaliers.

Voir tous ses articles

Besoin d'aide ou de conseils ?

Que ce soit pour une consultation personnalisée ou pour nous poser une question, notre équipe d'experts est là pour vous accompagner dans votre projet frontalier.

Consultation Gratuite

Réservez un créneau de 15 minutes pour discuter de votre situation

Consultation Gratuite

15 minutes par téléphone

Choisissez votre date

Lun-Jeu : 9h-20h | Vendredi : 11h-20h

Contactez-nous

Une question ? Envoyez-nous un message, nous vous répondrons rapidement

Envoyez-nous un message