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Chômage
8 min de lecture

Droits et conditions du chômage frontalier : ce que dit la loi

📋 En résumé

Point cléRéponse rapide
Régime applicableFrance Travail (régime français)
Base de calculSalaire brut suisse converti en €
Formulaire requisPDU1 (ancien U1)
Délais de carenceOui, selon indemnités perçues
Durée max d’indemnisationJusqu’à 36 mois selon l’âge

⚠️ Le droit au chômage pour un salarié frontalier permis G qui travaille en Suisse mais vit en France n’a rien d’évident.


Le droit au chômage pour un salarié frontalier permis G qui travaille en Suisse mais vit en France n’a rien d’évident. Chaque année, de nombreux frontaliers découvrent, parfois avec étonnement, que leur indemnisation ne relève pas du régime suisse mais bien du système français.

C’est la conséquence directe de règles européennes et d’accords bilatéraux qui encadrent avec précision ce statut transfrontalier.

Mais alors, à quelles conditions peut-on bénéficier du chômage frontalier ?

Quel régime s’applique exactement ?

Et surtout, que prévoit la loi pour garantir vos droits en cas de perte d’emploi ?

Dans cet article, nous faisons le point complet sur les droits au chômage des frontaliers, les textes applicables, les erreurs à éviter et les bonnes pratiques pour préserver vos revenus.

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Chômage frontalier : de quel régime dépendez-vous ?

Le chômage des frontaliers est régi par une règle claire mais souvent mal comprise : c’est le pays de résidence qui indemnise.

Ainsi, si vous résidez en France avec un permis G et que vous perdez votre emploi en Suisse, ce n’est pas la caisse de chômage suisse qui prendra le relais, mais France Travail.

Ce point est fondamental car il détermine le régime juridique applicable.

Contrairement à un résident suisse qui perçoit ses indemnités d’une caisse cantonale (type UNIA ou CAP), vous serez indemnisé selon les règles françaises de l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi).

Ce chômage frontalier régime mixte, unique en son genre, résulte du règlement européen, qui coordonne les systèmes de sécurité sociale des pays membres et des pays associés, dont la Suisse fait partie.

Il prévoit que le pays de résidence supporte la charge de l’indemnisation, même si l’activité professionnelle a été exercée ailleurs.


Quelles sont les conditions pour toucher le chômage en tant que frontalier ?

Accéder à une indemnisation chômage ne se résume pas à avoir perdu son emploi. Il faut remplir une série de conditions précises.

En premier lieu, vous devez prouver votre résidence en France, car c’est ce critère qui conditionne l’application du régime français.

Ensuite, vous devez avoir travaillé en Suisse de façon continue pendant au moins 6 mois sur les 24 derniers mois. C’est la durée minimale exigée pour ouvrir des droits auprès de France Travail.

Il est également nécessaire que votre rupture du contrat soit involontaire : licenciement économique, licenciement individuel, fin de CDD ou de période d’essai à l’initiative de l’employeur.

Une démission vous privera généralement du droit au chômage, sauf si elle est reconnue comme "légitime" selon les critères établis par France Travail. Cela peut être le cas dans certaines situations : démission pour suivre un conjoint muté, pour reconversion validée ou encore en cas de non-paiement de salaire par l’employeur.

Dans tous les cas, la perte volontaire d’emploi n’ouvre pas automatiquement de droits.

Les chômage frontalier suisse conditions s’appliquent donc en deux temps : d’abord via les textes européens, puis via les conditions françaises, avec une interprétation parfois stricte du contexte de fin de contrat.


Quels sont vos droits au chômage en tant que travailleur frontalier ?

Lorsque vous remplissez les conditions évoquées, vous ouvrez droit à l’ARE, l’allocation chômage versée en France.

Le chômage frontalier droit au chômage se matérialise alors par un versement mensuel basé sur votre Salaire Journalier de Référence, calculé à partir de vos salaires suisses convertis en euros.

Ce droit au chômage est personnel, mais temporaire. Sa durée dépend de plusieurs facteurs : votre âge, votre durée de cotisation, et votre situation familiale.

Plus vous avez travaillé en Suisse, plus longue sera votre durée d’indemnisation, avec des plafonds fixés à 730 jours pour les moins de 53 ans, et jusqu’à 1 095 jours pour les plus de 55 ans.

Il est important de noter que les droits ouverts en France sont limités à la période de travail en Suisse. Autrement dit, si vous avez travaillé uniquement 9 mois à Genève, vous ne bénéficierez pas de 24 mois d’ARE basés sur vos salaires suisses.

Pour obtenir ces droits, il est impératif de fournir à France Travail un formulaire PDU1, délivré par la caisse suisse (par exemple, le SECO ou l’assurance chômage du canton concerné). Sans ce document, vos périodes suisses ne sont pas reconnues. Pour obtenir ce PDU1 votre employeur doit absolument vous transmettre l'attestation d'employeur internationale.


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Ce que dit la loi sur le chômage des frontaliers

Le cadre légal applicable au chômage des frontaliers repose sur plusieurs niveaux de droit, articulés entre eux.

Tout d’abord, le règlement définit la compétence du pays de résidence pour indemniser un chômeur ayant travaillé dans un autre État membre ou associé.

Il garantit également la totalisation des périodes d’activité effectuées à l’étranger pour ouvrir des droits.

Ensuite, les accords bilatéraux entre la France et la Suisse précisent les modalités de mise en œuvre. Ils permettent notamment la transmission du formulaire U1/PDU1 et définissent les obligations de coordination entre les caisses.

Enfin, les articles du Code du travail français déterminent le calcul de l’ARE, les délais de carence, les plafonds journaliers et les obligations du demandeur.

Ce triple niveau (européen, bilatéral, national) constitue la base du droit au chômage frontalier, et justifie une grande rigueur dans la constitution des dossiers.


Les erreurs fréquentes sur les droits et conditions d’accès

La première erreur est souvent de croire que le droit au chômage est automatique dès lors que l’on a travaillé en Suisse. Or, comme nous l’avons vu, plusieurs conditions cumulatives doivent être remplies.

Une autre confusion fréquente concerne le régime juridique applicable. Beaucoup de frontaliers pensent à tort qu’ils relèvent de la caisse suisse. Résultat : des délais dans la déclaration à France Travail, ou des dossiers incomplets.

L’absence du formulaire PDU1, l’envoi partiel des fiches de salaire ou des erreurs de conversion CHF–EUR sont également fréquents. Ces erreurs faussent le calcul de l’allocation et retardent son versement.

Enfin, nombreux sont ceux qui déclarent mal leur situation ou oublient des périodes de travail intérimaire. Cela peut entraîner une réduction injustifiée de la durée d’indemnisation.

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Vos droits peuvent-ils évoluer en 2025 ?

L’actualité sociale évolue vite. Plusieurs réformes ont déjà été engagées du côté de France Travail, visant à durcir les conditions d’indemnisation ou à revoir les durées des droits.

Bien que ces mesures soient encore discutées, elles pourraient impacter les frontaliers si elles modifient le calcul de l’ARE ou les conditions de renouvellement.

Par ailleurs, des discussions sont régulièrement relancées entre la France et la Suisse sur l’harmonisation des régimes ou la mutualisation des cotisations chômage.

Dans ce contexte, il est essentiel d’être bien informé et d’anticiper les changements à venir, notamment pour les frontaliers en fin de contrat ou proches de la retraite.


Comparatif : France vs Suisse – Ce que prévoit la loi

Voici un tableau synthétique pour comprendre les grandes différences de régime :

CritèreFrontalier (résident France)Résident suisse salarié
Régime applicableFrance Travail (régime français)Caisse de chômage cantonale
Base de calculSalaire brut suisse converti en €Salaire brut en CHF
Formulaire requisPDU1 (ancien U1)Aucun
Délais de carenceOui, selon indemnités perçuesOui, selon réglementation cantonale
Durée max d’indemnisationJusqu’à 36 mois selon l’âgeJusqu’à 520 jours
Lieu d’inscriptionFrance TravailORP (Office Régional de Placement)

Ce tableau permet de mieux visualiser pourquoi le régime chômage frontalier est distinct du système suisse, malgré l’apparente proximité.


Être bien accompagné pour défendre ses droits

Dans ce contexte, s’entourer d’experts est souvent la meilleure décision. Chez HelloFrontalier, nous aidons chaque jour des travailleurs frontaliers à :

  • vérifier leur éligibilité,

  • réunir les bons documents,

  • résilier l'assurance maladie

  • récupérer les avoirs LPP

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FAQ – Régime, conditions, droits chômage frontalier

Mis à jour le 24 février 2026
Charly Claude Perrin

À propos de l'auteur

Charly Claude Perrin

Rédacteur spécialisé en emploi frontalier franco-suisse. Frontalier lui-même pendant plusieurs années dans la région de Genève, il décrypte les démarches, les droits et les salaires pour les travailleurs frontaliers.

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